– Notre cœur ? Notre cœur ? Adrien... Pleurons sur lui ! Sur cette poignée de viande qui n’arrête pas de battre. Ce navet, ce topinambour dodu qui porte en lui l’Éternité, qui est frappé du mouvement éternel dès qu’il rencontre la chaleur du ventre de la femme, lorsqu’il n’est sans doute pas encore plus gros qu’une tête d’épingle ; qui croît et frappe ; qui s’émeut, se réjouit, souffre, et frappe sans arrêt, depuis l’instant de sa création jusqu’à sa mort.
– قلب ما؟ قلب ما؟ آدرین... بیایید برایش گریه کنیم! برای این مشت گوشت که هرگز از تپیدن باز نمیایستد. این شلغم، این کنگر فرنگی تپل اورشلیمی که ابدیت را در خود حمل میکند، که به محض برخورد با گرمای رحم زن، زمانی که احتمالاً بزرگتر از سر سوزن نیست، با حرکتی ابدی روبرو میشود؛ که رشد میکند و ضربه میزند؛ که از لحظه خلقت تا مرگش بیوقفه تکان میخورد، شادی میکند، رنج میکشد و ضربه میزند.